Fait partie des maladies négligées

La dengue est un virus transmis à l’homme par les dengues (moustiques) femelles du genre Aedes aegypti. Il s’agit d’une maladie très souvent bénigne. Le virus de la dengue est un arbovirus (virus transmis par des insectes) réparti en 4 sérotypes : DEN-1, DEN-2, DEN-3 et DEN-4. Chez les personnes qui ont été infectées, la guérison entraîne une immunité à vie contre le sérotype rencontré. Aedes aegypti est un moustique de de couleur noire (foncée) avec des marques blanches et des bandes sur les pattes. Il vit en zone urbanisée et ces activités sont au même titre les les moustiques (fin de journée, matin). Cet insecte à collègue surnommé le moustique tigre (Aedes albopictus), présent en zone tempérée et dans 25 pays européens, en Amérique du Nord, et est un vecteur secondaire en Asie. Ils s’adaptent tout deux très bien, peuvent hiberner et tolérer des températures basses en dessous de zéro.

Le mode de transmission de la dengue s’effectue par l’intermédiaire d’un moustique infecté.  Après une incubation de 4 à 10 jours, les personnes infectées par le virus de la dengue peuvent transmettre l’infection pendant 4 à 5 jours et au maximum 12 jours après l’apparition des premiers symptômes.

Symptômes

La DENGUE se déclare après 2 à 7 jours d’incubation par les symptômes suivants :

  • Etat grippal avec une fièvre élevée, la fièvre chute après 2 à 4 jours avec transpiration (une sensation de bien-être),
  • Ralentissement du rythme cardiaque ;
  • Hypotension ;
  • Anorexie (amaigrissement – envie de ne pas manger) ;
  • Céphalées, douleurs derrière les yeux ;
  • Éruption cutanée sur les joues ;
  • Douleurs corporelles et musculaires, courbatures diffuses ;
  • Le patient préfère ne pas marcher et, s’il le fait, il a une démarche raide et affectée, souvent sur la pointe des pieds.
La denge hémorragique ou dengue sévère

L’évolution vers une forme plus sévère est rare (environ 1 % des cas) et concerne souvent les enfants de moins de 15 ans. Les symptômes sont majorés, l’état général est altéré, les troubles sont constants. Des taches de sang sur la peau (purpura, ecchymoses) et des saignements diffus (nez, gencives, vomissements sanglants, selles noirâtres) achèvent de caractériser le tableau clinique. Le pronostic est souvent grave et peut parfois provoquer la mort.

Facteurs de risques

Les seules préventions existantes sont le contrôle des moustiques vecteurs (lutte anti-vectorielle) dans les zones concernées et la protection contre les piqûres de moustique. Les principaux moyens de lutte actuels contre la dengue : 

  • Couvrir, vider et nettoyer les conteneurs pour la conservation de l’eau domestique et épandre sur eux les insecticides adaptés ;
  • Éviter que les moustiques n’aient accès aux gîtes larvaires ;
  • Éliminer les déchets solides et enlever les habitats créés par l’homme ;
  • Poser des moustiquaires aux fenêtres, porter des vêtements à manches longues au maximum ;
  • Savon au citron, produits au citron externes (quelques heures de protection);
  • Les moustiquaires (pas tous les types), certains moustiquaires imprégnés peuvent avoir d’autres répercussions sur la santé au niveau chimique à bien contrôler avant achat,
  • Produits répulsifs en pharmacie, éviter les produits non conformes et leur origine,
  • Se couvrir surtout les zones de prédilection (jambes, bras,…) – avis aux touristes,
  • Contrôler et surveiller activement les moustiques vecteurs afin de déterminer l’efficacité des interventions de lutte.

Prévention Traitement

Il n’existe à ce jour aucun traitement spécifique, si ce n’est un traitement symptomatique avec :

Attention :il faut éviter l’aspirine qui aggrave la tendance hémorragique et les corticoïdes sont inefficaces.

Contre indicateurs

Tentative de vaccination

En 2016, Dengvaxia, le premier vaccin contre la dengue élaboré par le laboratoire Sanofi Pasteur, est homologué dans plus de 10 pays (Mexique, Philippines, Brésil, Salvador, Costa Rica, Paraguay, Guatemala, Pérou, Indonésie, Thaïlande, Singapour). Il est destiné aux personnes âgées de 9 à 45 ans. En 2017, les Philippines créent la controverse et décident de suspendre leur campagne de vaccination après le décès de 14 enfants qu’ils attribuent au Dengvaxia. Sanofi Pasteur nie tout lien entre le décès des enfants philippins vaccinés et Dengvaxia.

Pour la rédaction

AH Gruber

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