la mesure prise par le gouvernement Congolais de procéder à la retenue de 15% d’impôt sur les primes des agents de l’Etat a soulevé beaucoup de mécontentements dans le chef des agents de la riposte contre la covid19 qui ont eux aussi vu leurs salaires être retranchés de 15% et ce, malgré le retard qu’ils ont toujours accusé pour l’obtention de leurs dûs. Certains parmi eux pensent que cette mesure est inhumaine et déplorent le fait qu’elle ne tienne pas compte de combien ils gagnent.

Interviewés par www.sante.cd, un des agents a dit :

« Nous rendons d’énormes services à l’état depuis que cette pandémie a foulé le sol congolais. Nous avons accepté de vivre loin de nos familles pour consacrer nos vies à aider les autres. nous donnons les meilleurs de nous-mêmes afin que les vies soient sauvées. Tout ce que nous faisons c’est du sacrifice. On nous paye à peine 150$ pour les uns et 250$, 350$ pour les autres mais l’état se permet malgré ce maigre salaire à nous retrancher encore 15%. C’est vraiment inhumain de la part de nos autorités ». 

Par ailleurs, font-ils observer, il est inhumain de procéder à une telle retenue lors qu’on sait qu’ils accusaient cinq mois d’arriérés de leur salaire en dépit de leur engagement dans la lutte contre la pandémie en RDC. 

 » Nous avions accusé un retard de plus de cinq mois qui avaient fait que nous entrions en grève et manifestions pour réclamer nos salaires. Nous avions rédigé des mémorandums que nous avions déposés à la présidence et à la primature. Certains parmi nos collègues ont eu à perdre leurs vies à cause de ce travail mais là nous regrettons que l’état au lieu de nous payer ce que nous méritons puissent se livrer à des actes odieux en retranchant encore sur le peu que nous gagnons », déplorent ces agents. 

Notons que ces employés de la santé impliqués dans la riposte contre la pandémie de covid19 qui sévit en République Démocratique du Congo ont toujours réclamé le payement de leurs salaires et primes à travers des grèves et des manifestations de grande envergure. 

Par G. Kitambala

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